| Au Québec !
Je
ne suis pas un historien, mais j'ai pu lire dans
les Relations des Jésuites qu’au
tout début de la Nouvelle-France, on signale
un "sauvage" s'émerveillant au
son de la vielle à roue. Un texte du Père
Lejeune daté de1636 nous décrit
aussi une scène ;
« ...on fist danser quelques-uns de nos
jeunes gens au son d'une vielle que tenoit un
petit françois.» Aussi, il y a au
"Museum of Fine Arts" de Boston aux
États-Unis, une vielle à roue datée
du 18e siècle que l’on croit de fabrication
québécoise, car l’essence
du bois utilisé était, à
l’époque, inexistante en Europe.
Par ailleurs, le musicologue et musicien québécois
Gilles Plante identifie le violon, la guitare
et la flûte comme les instruments les plus
utilisés par les gens du peuple de la Nouvelle-France,
tout en précisant qu'il y a aussi mention
de vielle à roue et de cornemuse dans les
écrits de cette époque.
Il y a donc fort à parier que les Français
en provenance, entre autres, de la Bretagne, de
la Normandie, de Paris, du Poitou et du Centre
de la France, aient amené sur le nouveau
continent quelques-uns de leurs instruments de
musique traditionnelle, tout comme ils y ont apporté
leurs chansons.
Ce qui est certain, c'est que de cette tradition
venue de France, qui s’est longtemps endormie
ici, a émergé un engouement sans
précédent. La vielle apparaît
maintenant dans plusieurs formations baroques,
rock ‘n’ roll, alternatives, pop ou
folk, et ce, au Québec, bien sûr,
mais aussi au Canada et aux États Unis.
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